On l’a croisé hier soir. Entre mer et montagne, de passage à Paris, Aurélien Ducroz, sans doute ce qui se fait de mieux dans le ski freeride français, venait nous parler de sa saison d’hiver. On l’a, un peu, cuisiné sur son autre passion, la voile.
Il était au départ du Vendée, et en a pris plein les yeux. Proche de François Gabart et de Tanguy de Lamotte, il a suivi le départ des monocoques sur le zod de « Jojo » alias Sébastien Josse, déjà , un ancien du Vendée.

« Comme ça brassait sec, il n’y avait pas tant de bateaux que ça sur l’eau, donc on a pu rester longtemps aux côtés des concurrents ». De quoi instiller le doute dans celui qui finit 14e de la première étape de la dernière Transat 6,50, avant de percuter un mammifère suicidaire dans la seconde.

Aurélien avait en tête de projet de Classe 40, les Sables lui ont d’un coup fait changer son fusil d’épaule.

« Une fois rentrés au port, j’ai dit à Jojo qu’il fallait que je sois au départ dans 8 ans, il m’a répondu, « Pourquoi dans 8 ans, c’est dans quatre ans qu’il faut que tu sois là… ».

Et voilà, on vous l’annonce: pour la huitième édition du Vendée, on sera aux côtés d’Aurélien. Bon d’ici là, il va falloir étoffer plus encore le CV nautique et trouver le bon partenaire. D’ailleurs, si, comme moi, tous les likers de ce blog donnent 1 €, notre jeune talent aura vite de quoi racheter un 60 pieds, voire en construire un neuf si la monotypie ne vient pas bouleverser tout ça.