Jean Le Cam cultive bien des jardins. Un tout vert qui s’épanouit sous le ciel de Bretagne. Un qui rime en pieds sous le soleil du Bordelais.

Jean est un vieux grigou qui sait qu’on ne transgresse pas les coutumes car sait-on jamais. Alors bien sûr il a offert son sacrifice à Neptune en coupant l’Équateur.

Sur sa table à cartes, un Château Angélus 2009.

Bernard Burtschy, critique émérite au Figaro donne au breuvage un excellent 18/20. « Un vin dense, serré, tanique, austère, très rigoureux, au final très réglisse-zan. »

« J’espère que mon petit Neptune sera content » a lancé Jean. Qui s’est aussi servi.

Comme il est quand même question de course, question lui fut posée sur la vitesse de sa marche en avant.

Réponse : « Entre sept heures et sept-heures et demie. »

Il y a des choses auxquelles on ne répond pas. C’est comme si on lui avait demandé le prix de la bouteille.