Il-était-un-petit-capitaine-qui-n’avait-ja-ja-jamais-navigué-ohé-ohé

J’ai un voisin de bureau. Il a une tendance singulière à rouler quand les arbres traversent la route. Par étourderie, pas par éthylisme. L’autre jour, au volant de sa petite Renault, son coup de volant a raté un virage, non pas dans la descente de Sainte-Dévote, mais vers le premier étage du parking souterrain du journal, pas loin du Pont de Sèvres, à Boulogne-Billancourt. Un pilier errant passait par-là. La petite Renault verte est morte. Son cerveau a maté les petites annonces sur le Bon Coin, déniché une Skoda venue d’Allemagne, vendue par un courtier lituanien, avec livraison dans les Ardennes françaises (si, si). On lui a collectivement suggéré de renoncer à ce projet nébuleux. Son autre partie de cerveau a enquêté, trouvé que le Lituanien venait de faire faillite dans le secteur du fast-food (si, si), alors ses jambes ont vite couru au service courrier récupérer le chéque de caution (si, si). Il serait maintenant sur une Dacia.  Mon voisin (On va quand même pas cafter son nom), s’est aussi épris du Vendée Globe virtuel. Avec le voisin de derrière, on a rigolé d’avance. Il a crié au procès de mauvaise intention, arguant qu’il avait fréquenté « dix ans l’école des Glénans » (C’est vrai comme tout ce qu’on vous narre ici). Bien sûr, la roue de l’infortune a tourné comme prévu : Wonderfull boat a heurté Gough, seul rocher, ou presque, capable d’affleurer depuis les haut-fonds de l’Atlantique Sud. Son doigt n’avait même pas visé le caillou (juré). J’aime mon voisin.

Il était-un-petit-capitaine-qui-avait-dé-dé-déja-navigué, ohé-ohé 

Les bateaux du blog : petitsscribes, le-Sétois, krystel8, thisisbild et le petit dernier qu’on adopte parce qu’en mer on se doit de porter assistance, l’ineffable wonderfull boats.