Ce soir on sort. On va au théâtre Édouard VII. C’est la soirée des champions de la FFV. Les urnes sont déjà pleines : Franck Cammas va être désigné marin de l’année. Comme avant, Mich Desj (trois fois), Vince Riou ou JP Dick, l’an passé. Francky a battu le touche-à-tout-très-bien, Loick Peyron, le médaillé olympique qui a réusi à bronzer en Angleterre, Jonathan Lobert et les solides planchistes Antoine Albeau et Julien Bontemps. Quoique faut se méfier avec cet étrange électorat, précurseur de celui de l’UMP. En 2010, Franck était monté à Paris avec dans son CV une victoire sur la Route du Rhum, seul aux manettes d’un multi par vraiment conçu pour le solo, et un record sur le Tour du Monde en équipage. Y avait eu erreur de remplissage de l’urne, et Francky, qui a besoin de bijouterie clinquante pour décorer sa maison même s’il n’y habite jamais, était reparti les pognes vides. Cette année il n’a gagné que la VOR, le Tour du Monde en équipage, devant tout ce qui parle anglais. Ce sera peut-être pas assez. Si au moins il avait enchaîné avec le Vendée.