Chignole ou étoupe? Elle prend l’eau, la flotte des grands et bateaux, et y a comme un doute sur les outils utilisés pour la renflouer… 

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L’autre matin, en fond de cave (un rez de chaussée inférieur comme on dit à Paris), les promoteurs de la Transat du café (pardon, la Jacques Vabre), ont confirmé que leur belle course automnale se passerait des plus beaux bateaux qui soient et des skippers qui vont avec, Lemonchois, Le Cléac’h, Coville, Joyon… C’est un peu beaucoup comme si le Grand Prix de Monaco snobait de Ferrari et Alonso, de Red Bull et Vettel…Euh.. BenC’est à dire... En fait… Sylvie Viant, Manfred Ramspacher, et Gildas Gautier, le triumvirat organisateur s’est contortionné pour justifier l’ostracisme marin. Extrait: « C’est pas facile de fermer la porte à des bateaux fabuleux… Les ultimes écrasent le reste de la flotte… On fait l’objet de tas de pressions… » Pression? Là on touche le bon bouton. Les Mod 70 veulent bien s’engager s’ils sont sans les grands. La Class 40 pése du poids du nombre avec ses 20 ou 25 engagés potentiels qui te remplissent un port de départ. Et l’IMOCA, avec ses galères héroïques du Vendée, n’aime guère quand les voiles des grands multi fassent trop d’ombre à ses  adeptes… Bref: presque personne ne veut vraiment des autres… Bref 2: même si on est obligé de tolérer un peu de compagnie, on veut arriver le premier sur la ligne, ce qui veut dire imposer des virages abscons et des contournements de cailloux sans noms aux plus rapides. Peu importe si aujourd’hui certains croient que Ellen MacArthur a gagné la Route du Rhum devant Michel Desjoyeaux… On suggère au CIO, de créer plusieurs lignes au départ du 100m Olympique: une pour les blacks puisqu’ils courent plus vite que les blancs, une pour les pauvres puisqu’ils ont des chaussures moins performantes, une pour les handicapés puisqu’ils sont désaventagés par le destin, etc.

Pour justifier, le non aux Ultimes et le oui aux MOD,  Ramspacher a parlé de classe. « Il faut cinq bateaux pour faire une classe ». Sauf que même sur un potentiel théorique de sept (Desjoyeaux, Josse, Dick, Lewis, Ravussin, Guichard, Gavignet), il semble qu’une main amputée d’un doigt suffise à compter les partants. S’ils font pas une classe, on les relégue en bateaux accompagnateurs?

Tomtom Coville, en stand by pour un nouveau Tour du monde n’a pas demandé à en être. « Ca aurait été mal venu. » Mais Francis Joyon, et son IDEC trop long, s’imaginait bien au départ de cette Jacque Vabre.

« J’ai envoyé un mail d’une ligne pour me renseigner. On m’a répondu deux pages d’explication. J’ai été un peu étonné qu’on ne veuille pas de moi. Mais tant pis, je vais créer mon programme, me trouver un truc. »

Lionel Lemonchois, a peine monté sur son nouveau tout beau tout long trimaran refité, est très remonté, a « les boules grave« , fustige « le lobbying de certains », et conclut « moi je fais du bateau, leurs conneries… »

A la Route des Princes, en juin, il aura le droit de mélanger son grand tri avec les rescapés de la classe MOD.