Qui l’aime le suit. Yvan Bourgnon est finalement reparti tout seul pour son tour du monde en double.

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La vie à deux sur 6,30m de long de 4m de large, sans cabine pour se mettre au sec, sur ce qu’on ose à peine nommer un bateau, on la souhaite à peu de gens. Yvan a essayé avec Vincent Beauvarlet. Le bel équipage a duré le temps d’un Les-Sables-Agadir-Canaries. Et chacun a repris sa liberté en emportant les belles photos d’une pêche à la bonite et d’une paëlla en haute mer. Que s’est-il passé? Faut-il toujours soulever les draps? Beauvarlet a souffert, perdu trois ou quatre kilos. Bourgnon ne sentait pas forcément la suite du voyage avec lui. Ca s’est soldé par un vague communiqué de séparation. Depuis le projet était soumis au quasi secret, avec juste quelques bribes de vie, chipées sur le facebook de Nadia l’amoureuse total transie et trempée d’Yvan.    BB

Qui l’aime le suit. Avant de partir « pour l’aventure de sa vie », en bord de Seine, Yvan ne cachait pas que son double, quel qu’il fut, ne serait pas parfait   « J’espère qu’on restera potes. »

Qui l’aime le suit. Nadia Chibani l’aime. Elle est comédienne, joyeuse, sautillante sur ses talons aiguilles, touchante. Elle joue dans un One-woman-show, « les tribulations d’une toquée« . Elle est pas assez amarinée pour l’accompagner. Elle écrira sûrement sur la vie de son skipper préféré, elle qui ne savait pas que c’était un métier.  chibani

Qui l’aime le suit. On a cru que ce serait Jérémie Lagarrigue, signalé aux Canaries. Yvan et Jérémie ont fait la Méditerannée ensemble. Nadia, celle qui aime Yvan, a interrogé Jérémie. Il dit ça d’Yvan: « Il a un mental très fort et un physique hors-norme, c’est une force de la nature, il n’y en a pas beaucoup qui sont capables de faire ce qu’il fait. Et il n’a pas peur. » Même des pirates? « Il en est conscient et il s’en fout. Le connaissant, s’il peut se faire attaquer, il sera même content. »

Qui l’aime le suit. On a échangé des SMS avec Yvan. Le caractère entier et fort d’Yvan nous laissait penser qu’il repartirait seul avec lui-même. Il contredisait: « non j’irai pas tout seul. » Il améliorait son bateau. Des ballast pour qu’il enfourne moins. Un pilote automatique, pour roupiller un peu. Il fomentait son coup solitaire.

Yvan Bourgnon est parti, discrétement, sans communiquer, voici cinq jours pour un tour, qu’il promettait sans GPS, qui sera aussi sans équipier. Est-ce que ça lui sera plus facile?

Il espère que le vent le portera d’ici deux semaines en Guadeloupe.

Est-ce qu’on voudrait être à ses côtés?